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Frais du dirigeant : le barème kilométrique inchangé en 2026
Le barème kilométrique 2026 pour se faire rembourser ses frais par sa société cette année ou pour calculer les frais réels sur la prochaine déclaration de revenus 2025 n’est pas revalorisé et reste identique à l’année dernière.
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Avance à une filiale déficitaire : une créance requalifiée en aide non déductible
Le Conseil d’État précise que lorsqu’une société accorde à une filiale une avance sans intention d’en obtenir le remboursement, celle-ci doit être qualifiée d’aide. Dans ce cas, aucune déduction n’est possible, que ce soit immédiatement en charge, ultérieurement en perte ou par le biais d’une provision.
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Compte courant d’associé : quelles conditions pour éviter la qualification d’avantage occulte ?
Les flux de trésorerie entre sociétés via des comptes courants d’associés sont fréquents. Mais en cas de contrôle, l’administration peut les requalifier en avantages occultes imposables. Le Conseil d’État précise dans quelles conditions ces avances restent sécurisées, même sans convention de trésorerie.
Taxe sur les objets précieux
Vendre des objets précieux, des bijoux ou des œuvres d’art pourrait coûter un plus cher en 2018 !
Les particuliers, les personnes morales ou les associations domiciliées en France qui vendent en France ou dans un autre État membre de l’Union européenne (UE) ou bien exportent hors de l’UE des métaux précieux, des bijoux, des objets d'art, de collection ou d'antiquité sont soumis à une taxe forfaitaire, lorsque les gains de ces cessions ne peuvent pas être soumis à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. Cette taxe est payée par le vendeur ou l'exportateur
Donc, les plus-values de cessions d’objets précieux réalisées par des personnes morales, quelle que soit leur forme, qui ne peuvent pas être taxées à l'impôt sur le revenu (IR) ou à l'impôt sur les sociétés (IS) sont soumises à la taxe forfaitaire même si les objets vendus sont inscrits à l'actif de l'entreprise. Sont ainsi soumises à la taxe forfaitaire les associations lorsque leurs profits ne sont pas imposés à l’IS.
Cessions par des professionnels exonérées de taxe forfaitaire. En revanche, les cessions d’objets précieux réalisées par des professionnels imposés à l’IR ou par des sociétés relevant de l’IS sociétés ne sont pas soumises à la taxe forfaitaire si le bien vendu est inscrit à l'actif de l'entreprise.
Taux d’imposition. Depuis le 1er janvier 2014, cette taxe forfaitaire sur les objets précieux, qui est payée au moment de la cession ou de l’exportation, est égale :
- à 10 % du prix de cession ou de la valeur en douane des métaux précieux ;
- 6 % du prix de cession ou de la valeur en douane des bijoux, des objets d'art, de collection ou d'antiquité.
À partir du 1er janvier 2018, ces ventes ou exportations de métaux précieux pourraient être soumises à la taxe forfaitaire à un taux de 11 %, et non plus de 10 %.
Bon à savoir. Sont exonérées de cette taxe forfaitaire notamment :
- les cessions réalisées au profit d'un musée de France, de la Bibliothèque nationale de France ou d'une autre bibliothèque de l'État, d'une collectivité territoriale ou d'une autre personne publique ou encore au profit d'un service d'archives de l'État, d'une collectivité territoriale ou d'une autre personne publique ;
- les cessions ou les exportations de métaux précieux et de bijoux, d’objets d'art, de collection ou d'antiquité, lorsque le cédant ou l'exportateur n’est pas domicilié fiscalement en France. L'exportateur doit pouvoir justifier d'une importation antérieure, d'une introduction antérieure ou d'une acquisition en France ;
- les cessions ou les exportations de bijoux, d’objets d'art, de collection ou d'antiquité lorsque le prix de cession ou la valeur en douane n'excède pas 5 000 € ;
- Et les cessions ou les exportations de métaux précieux et de bijoux, d’objets d'art, de collection ou d'antiquité lorsque le vendeur ou l'exportateur détient le bien vendu depuis plus de 22 ans et qu’il opte pour le régime d’imposition des plus-values de cession de biens meubles (CGI art. 150 UA) ; le délai de détention supérieur à 22 ans est applicable aux plus-values de cession réalisées à compter du 1er janvier 2014.
Source : PLF 2018, article 11 ter ; CGI art. 150 VI à VM
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