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Avance à une filiale déficitaire : une créance requalifiée en aide non déductible
Le Conseil d’État précise que lorsqu’une société accorde à une filiale une avance sans intention d’en obtenir le remboursement, celle-ci doit être qualifiée d’aide. Dans ce cas, aucune déduction n’est possible, que ce soit immédiatement en charge, ultérieurement en perte ou par le biais d’une provision.
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Compte courant d’associé : quelles conditions pour éviter la qualification d’avantage occulte ?
Les flux de trésorerie entre sociétés via des comptes courants d’associés sont fréquents. Mais en cas de contrôle, l’administration peut les requalifier en avantages occultes imposables. Le Conseil d’État précise dans quelles conditions ces avances restent sécurisées, même sans convention de trésorerie.
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Quelles entreprises peuvent demander à bénéficier de l’activité partielle en raison de la guerre au Moyen-Orient ?
Le ministère du travail a émis ses recommandations auprès des directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) afin d’harmoniser l’instruction des demandes d’activité partielle déposées par les entreprises en raison des perturbations sur leurs activités qu’engendre le conflit au Moyen-Orient.
Redevance audiovisuelle des professionnels
Les propriétaires de chambres d’hôtes peuvent-ils bénéficier de la minoration de 25 % de la contribution à l'audiovisuel public pour les postes de télévision qu’ils détiennent, tout comme les hôtels de tourisme ?
La contribution à l'audiovisuel public (CAP) est due par les entreprises pour chaque appareil récepteur de télévision ou dispositif assimilé permettant la réception de la télévision qu’elles détiennent dans un local situé en France au 1er janvier de l'année au cours de laquelle la CAP est due. Son montant est de 138 € pour la France métropolitaine et de 88 € pour les départements d'outre-mer (CGI art. 1605).
Toutefois, les hôtels de tourisme dont la période d'activité annuelle n'excède pas 9 mois bénéficient d'une minoration de 25 % sur la CAP (CGI art. 1605 ter, 1°b).
Le ministre de l’Action et des Comptes publics a répondu que le législateur a souhaité atténuer la charge fiscale pesant sur les hôtels de tourisme dont la période d'activité n'excède pas 9 mois en minorant la CAP due de 25 %. Les professionnels exploitant des hôtels de tourisme peuvent apporter cette preuve par tout moyen, en particulier par la fourniture de l'arrêté préfectoral portant les mentions de saisonnalité, de la déclaration de contribution économique territoriale ou d'un extrait du registre du commerce et des sociétés précisant l'activité saisonnière BOI-TFP-CAP-20 n° 40).
Bonne nouvelle : pour placer les exploitants de chambres d'hôtes dans une situation identique à celle des exploitants d'hôtels de tourisme, le ministre a indiqué qu’il est admis de leur appliquer cette minoration de 25 %, sous réserve qu'ils soient en mesure de justifier d'une période d'activité n'excédant pas la même période de 9 mois.
Source : Réponse ministérielle, Vigier, n° 6364, JOAN du 15 mai 2018
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