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Avance à une filiale déficitaire : une créance requalifiée en aide non déductible
Le Conseil d’État précise que lorsqu’une société accorde à une filiale une avance sans intention d’en obtenir le remboursement, celle-ci doit être qualifiée d’aide. Dans ce cas, aucune déduction n’est possible, que ce soit immédiatement en charge, ultérieurement en perte ou par le biais d’une provision.
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Compte courant d’associé : quelles conditions pour éviter la qualification d’avantage occulte ?
Les flux de trésorerie entre sociétés via des comptes courants d’associés sont fréquents. Mais en cas de contrôle, l’administration peut les requalifier en avantages occultes imposables. Le Conseil d’État précise dans quelles conditions ces avances restent sécurisées, même sans convention de trésorerie.
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Quelles entreprises peuvent demander à bénéficier de l’activité partielle en raison de la guerre au Moyen-Orient ?
Le ministère du travail a émis ses recommandations auprès des directions départementales de l'emploi, du travail et des solidarités (DDETS) afin d’harmoniser l’instruction des demandes d’activité partielle déposées par les entreprises en raison des perturbations sur leurs activités qu’engendre le conflit au Moyen-Orient.
Mécénat d’entreprise
Une nouvelle limite pour effectuer des dons bénéficiant de la réduction d’impôt sur les bénéfices est créée
Les entreprises peuvent bénéficier d’une réduction d’impôt sur les bénéfices égale à 60 % des dons effectués aux œuvres ou organismes d’intérêt général, dans la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires de l’entreprise, et ce quel que soit le chiffre d’affaires de l’entreprise (CGI art. 238 bis).
Limite de 10 000 € ou 5 pour mille. Cette limite pouvant être rapidement atteinte par les petites entreprises, pour les versements effectués au cours des exercices clos à compter du 31 décembre 2019, une nouvelle limite de dons de 10 000 € peut s’appliquer lorsque ce montant est plus élevé.
La limite de 10 000 € ou 5 pour mille du chiffre d'affaires s'applique à l'ensemble des dons et versements effectués (en numéraire ou en nature). Les entreprises peuvent donc choisir d’appliquer la limite de 5 pour mille du chiffre d’affaires ou celle de 10 000 € si ce montant est plus élevé.
Exemple. Pour une entreprise dont le chiffre d’affaires est de 1 000 000 € qui fait des dons pour un montant total de 6 000 € à une œuvre d’intérêt général, en appliquant la nouvelle limite de 10 000 €, elle peut bénéficier d’une réduction d’impôt de 3 600 € (6 000 € x 60 %).
En appliquant la limite de 5 pour mille, elle bénéficie d’une réduction d’impôt de 3 000 € :
Base maximale de la réduction d’impôt : (1 000 000 € x 5) /1 000 = 5 000 €
Montant de la réduction d’impôt : 5 000 € x 60 % = 3 000 €.
Obligations déclaratives. Pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2019, les entreprises qui effectuent au cours d'un exercice plus de 10 000 € de dons et versements ouvrant droit à la réduction d'impôt doivent déclarer à l'administration fiscale :
- le montant et la date de ces dons et versements ;
- l'identité des bénéficiaires ;
- et le cas échéant, la valeur des biens et services reçus, directement ou indirectement, en contrepartie.
Ces informations doivent être transmises sur un support électronique dans le même délai que celui prévu pour le dépôt de la déclaration de résultats de l'exercice au cours duquel les dons et versements sont effectués (modalités de transmission restant à fixer par décret. (CGI art. 238 bis, 6)
Source : loi n° 2017- 1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019, art. 148 et 149, JO du 30 ; CGI art. 238 bis
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