-
Attribution de marchés publics : la sélection sur le critère du prix unique supprimée
Les procédures d’attribution de marchés publics lancées à compter du 21-8-2026 doivent respecter une nouvelle règle : interdiction du critère unique du prix et obligation d’un critère environnemental en cas de pluralité de critères. Le seul prix ne pourra donc plus déterminer l’attribution d’un marché public.
-
Point de départ du délai de rétractation d'un contrat de création de site internet
Un contrat portant sur la conception et la maintenance d'un site internet ne constitue pas une vente au sens du code de la consommation, faute de transfert de propriété d'un bien meuble. Le délai de rétractation court à compter de la conclusion du contrat et non de la mise à disposition du site.
-
Une aide carburant pour le transport fluvial de marchandises
Les entreprises de transport fluvial de marchandises peuvent bénéficier, depuis le 31-7-2026, d’une aide forfaitaire exceptionnelle destinée à compenser la hausse du prix des produits pétroliers liée au conflit au Moyen-Orient.
Gage des stocks : le cautionnement bancaire constitue un crédit pouvant être garanti par la sûreté
En vertu de l’ancien article L. 527-1 du code de commerce, un gage des stocks peut garantir un cautionnement bancaire. En combinant ce texte avec l’article L. 313-1 du code monétaire et financier, la Cour de cassation rappelle qu’un cautionnement souscrit par un établissement de crédit constitue une opération de crédit par signature.
Une société bénéficiait d’une facilité de caisse consentie par une banque. Cette dernière s’était également portée caution solidaire des engagements de sa cliente envers deux sociétés tierces à hauteur de 350 000 euros. Afin de garantir cet engagement, la société avait consenti à la banque un gage sans dépossession portant sur ses stocks de véhicules. À la suite de la cession du fonds de commerce et de l’appel en garantie de la banque caution, la validité du gage a été contestée.
Pour la cour d’appel, les notions de crédit et de cautionnement étaient exclusives l’une de l’autre : le cautionnement constituant une sûreté personnelle, il ne pouvait être regardé comme un crédit, ce qui entraînait la nullité du gage. La banque soutenait au contraire qu’un cautionnement bancaire constitue une opération de crédit au sens de l’article L. 313-1 du code monétaire et financier.
La chambre commerciale accueille l’analyse de la banque. Elle énonce que le gage des stocks peut être consenti au profit d’un établissement de crédit ayant pris, dans l’intérêt du débiteur, un engagement par signature tel qu’un cautionnement. L’arrêt est partiellement cassé.
Com. 1er avr. 2026, n° 22-23.641
© Lefebvre dalloz

