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Attribution de marchés publics : la sélection sur le critère du prix unique supprimée
Les procédures d’attribution de marchés publics lancées à compter du 21-8-2026 doivent respecter une nouvelle règle : interdiction du critère unique du prix et obligation d’un critère environnemental en cas de pluralité de critères. Le seul prix ne pourra donc plus déterminer l’attribution d’un marché public.
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Une 2e aide carburant pour le secteur du BTP
Les petites entreprises du bâtiment et des travaux publics (BTP) consommant du gazole non routier (GNR) dans le cadre de leur activité professionnelle sont éligibles à une aide carburant pour le mois de juin afin de compenser une partie de la hausse du coût du GNR lié au conflit au Moyen-Orient. La demande s’effectue sur www.impots.gouv.fr jusqu’au 31-7-2026 inclus.
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Loi contre les fraudes sociales et fiscales : droit de communication de l’AGS
Les agents de l’Association pour la gestion du régime de garantie des salariés (AGS) sont officiellement investis d’une mission de lutte contre les fraudes et, à ce titre, ils bénéficient d’un droit de communication.
Prescription de l'action en nullité d'un bail commercial sur le domaine public
Un bail commercial portant sur un bien appartenant au domaine public est frappé de nullité absolue pour objet illicite. L'action en nullité est soumise au délai de prescription de l'article 2224 du code civil, lequel court à compter du jour où le demandeur a connu ou aurait dû connaître l'illicéité du contrat.
Un bail commercial conclu en 2012 sur un local situé sur le domaine public avait permis l'exploitation d'un restaurant. Après la délivrance d'un commandement de payer des loyers, le locataire a sollicité l'annulation du bail, la restitution des loyers versés et l'indemnisation de son préjudice.
La cour d'appel a accueilli la demande en nullité, écarté la prescription invoquée par le bailleur, ordonné la restitution des loyers, mais rejeté la demande d'indemnité d'occupation au motif que le bailleur n'était pas propriétaire du bien. Devant la Cour de cassation, le bailleur soutenait que l'action en nullité était prescrite, le délai ayant commencé à courir dès la conclusion du bail, et contestait la qualification de nullité absolue.
La troisième chambre civile confirme que le bail commercial conclu sur le domaine public est nul de nullité absolue pour objet illicite et que la prescription court à compter de la connaissance de cette illicéité par le demandeur. En revanche, elle casse l'arrêt en ce qu'il refuse toute indemnité d'occupation au bailleur, rappelant que l'annulation du contrat, même pour objet illicite, implique des restitutions réciproques et ouvre droit à la restitution en valeur de la jouissance effectivement procurée au locataire.
Civ. 3e, 21 mai 2026, n° 24-16.483
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