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Frais du dirigeant : le barème kilométrique inchangé en 2026
Le barème kilométrique 2026 pour se faire rembourser ses frais par sa société cette année ou pour calculer les frais réels sur la prochaine déclaration de revenus 2025 n’est pas revalorisé et reste identique à l’année dernière.
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Avance à une filiale déficitaire : une créance requalifiée en aide non déductible
Le Conseil d’État précise que lorsqu’une société accorde à une filiale une avance sans intention d’en obtenir le remboursement, celle-ci doit être qualifiée d’aide. Dans ce cas, aucune déduction n’est possible, que ce soit immédiatement en charge, ultérieurement en perte ou par le biais d’une provision.
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Compte courant d’associé : quelles conditions pour éviter la qualification d’avantage occulte ?
Les flux de trésorerie entre sociétés via des comptes courants d’associés sont fréquents. Mais en cas de contrôle, l’administration peut les requalifier en avantages occultes imposables. Le Conseil d’État précise dans quelles conditions ces avances restent sécurisées, même sans convention de trésorerie.
Entreprise en difficulté et marchandises livrées et impayées
Un fournisseur peut revendiquer des marchandises impayées auprès d’un client mis en liquidation judiciaire si les biens ont été vendus avec une clause de réserve de propriété et qu’ils se trouvent toujours en possession du débiteur
Un fournisseur a vendu des marchandises avec une clause de réserve de propriété à une société qui a été mise en liquidation judiciaire sans lui avoir réglé le prix de la totalité des marchandises livrées. Le fournisseur a saisi le juge d'une requête en revendication de marchandises vendues avec une clause de réserve de propriété. Pour revendiquer la restitution des marchandises non payées, le fournisseur doit démontrer que les marchandises sont toujours en possession de sa cliente débitrice au jour de l’ouverture de la procédure collective.
En effet, les biens vendus avec une clause de réserve de propriété peuvent être revendiqués, s'ils se retrouvent en nature dans le patrimoine du débiteur au moment de l'ouverture de la procédure (C. com. art. L. 624-16).
Pour faire cette démonstration, le liquidateur judiciaire doit procéder obligatoirement à un inventaire du patrimoine du client débiteur et des garanties qui le grèvent. Cet inventaire, remis à l'administrateur et au mandataire judiciaire, doit être complété par le débiteur par la mention des biens qu'il détient susceptibles d'être revendiqués par un tiers (C. com. art. L. 622-6).
Si le liquidateur judiciaire ne procède pas à cet inventaire, c’est alors à lui de prouver que les marchandises revendiquées n'existaient plus en nature dans le patrimoine du client débiteur au jour du jugement d'ouverture.
La Cour de Cassation a déclaré que si l’un inventaire du liquidateur est incomplet, sommaire ou inexploitable, cela équivaut à une absence d'inventaire obligatoire. En conséquence, la preuve que le bien revendiqué, précédemment détenu par le débiteur, n'existe plus en nature au jour du jugement d'ouverture (revente des marchandises) doit être également rapportée par le liquidateur.
Dans cette affaire, l'inventaire des actifs de la société cliente débitrice étant sommaire et incomplet et le liquidateur de cette société n'apportant pas la preuve que les marchandises revendiquées n'existaient plus en nature à la date du jugement d'ouverture, le fournisseur pouvait légitimement en réclamer la restitution.
Source : Cass. com. 25 octobre 2017, n° 16-22083
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